© DRDes mots aimables et durs venant des personnalités de tous bords s’entrecroisent depuis le 04 octobre 2026 pour décrire la personnalité et apprécier l’œuvre du regretté magistrat hors hiérarchie et avocat Clément Atangana. Des réactions venant de l’opposition et parfois des acteurs judiciaires proche de l’opposition retiennent l’attention. Après de nombreuses décennies de travail acharné au sein de l’appareil judiciaire national et à l’issue de huit ans passés à la tête du Conseil constitutionnel, Clément Atangana tire sa révérence.
Son séjour historique à la tête de la plus haute juridiction en matière électorale au Cameroun est diversement appréciée au sein de l’opinion. Alors que dans l’appareil d’Etat ses collègues, confrères, et autres personnalités du régime saluent la mémoire d’un grand homme, travailleur infatigable, d’un haut commis de l’Etat modèle de la jeunesse camerounaise sur plusieurs plans, des acteurs de l’opposition trouvent une occasion pour dire tout le moins bon qu’ils pensent de lui. D’abord, compatissant à la douleur que sème la mort, certains adressent leurs condoléances à la famille biologique du défunt en souhaitant à ce dernier un repos paisible.
C’est le cas de l’adjoint au maire joseph Espoir Biyong pour qui « nul n’est irréprochable ». Il prie que Dieu prenne pitié et qu’il pardonne « nos méchancetés » en terminant par « va et repose en paix, papa ». Son ton modéré contraste avec celui du père Ludovic Lado, prêtre et activiste politique.
D’après lui, le défunt quitte la terre des hommes où il « a servi le mensonge », en référence sans doute aux décisions du Conseil constitutionnel rendues lors des périodes électorales. Dans lce sens et sur le même ton, Aissatou Bouba Dalil rend public un message incendiaire. Elle présente Le défunt comme « le grand artificier de la fraude électorale au Cameroun depuis plus de quatre décennies ».
Toujours dans ce sens, Me Alice Nkom a donné le signal en reconnaissant d’abord que Clément Atangana était « faiseur de présidents » avant de regretter. Pour elle, le président du Conseil constitutionnel « s’est retrouvé au cœur de décisions cruelles ». « Il a prêté sa main à ce que je considère comme une trahison de la volonté populaire ».
D’après l’avocate, Clément Atangana a choisi le côté du pouvoir lorsque le pouvoir lui demandait de choisir celui du peuple ». Et malgré cela, elle le reconnait … © DRSuite au décès du président du Conseil constitutionnel Clément Atangana le 04 octobre 2026, le Pr Paul Nchoji Nkwi, doyen d’âge du Conseil va assurer la gestion des affaires courantes en attendant la nomination d'un nouveau président.
Summary from source