© DRÀ quelques mois des élections législatives et municipales, Jean Nkueté, SG du RDPC, sort la grosse artillerie complotiste. "Collusion triangulaire", "ennemis spirituels"... Le patron de l’appareil au pouvoir préfère invoquer le mysticisme plutôt que de regarder la réalité en face : l’usure du pouvoir, la colère des Camerounais et l’échec d’un système à bout de souffle.
Encore un discours de fuite en avant. Le 15 juillet 2026 à Yaoundé, Jean Nkueté, Secrétaire Général du RDPC, a choisi la facilité. Au lieu d’un bilan, il a servi une incantation.
Selon lui, les "dernières élections ont révélé une très grande et discrète collusion triangulaire des forces négatives imprimées et soutenues par les ennemis locaux, extérieurs et spirituels contre l’épanouissement du Cameroun". Après 43 ans de règne sans partage, le RDPC n’a plus d’arguments politiques. On désigne des boucs émissaires invisibles pour expliquer l’inexplicable : les files d’attente, le chômage des jeunes, les routes en lambeaux, la vie chère.
C’est plus simple que de reconnaître que le peuple n’en peut plus. Cette "collusion triangulaire" dont parle M. Nkueté est en réalité très simple à décoder.
1er angle : les "locaux", ce sont les millions de Camerounais qui votent autrement parce qu’ils veulent du changement. 2e angle : les "extérieurs", ce sont les observateurs qui osent critiquer. 3e angle : les "spirituels", c’est la touche mystique pour faire peur et museler.
Le SG du parti au pouvoir insulte ainsi l’intelligence des électeurs. Réduire le mécontentement populaire à un complot diabolique, c’est refuser le débat démocratique. C’est traiter les Camerounais d’irresponsables incapables de faire leurs propres choix.
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