© (DR)L'avocat et responsable d'un parti politique donne son point de vue sur le débat public qui s'intensifie au Cameroun sur l'absence prolongée du président Paul Biya sur le territoire camerounais. 51 jours après son départ de la capitale camerounaise, le président Paul Biya reste hors du pays. Le chef de l'État garde le silence sur la date de son retour au Cameroun, suscitant un vif débat sur la vacance à la présidence de la République.
Alors que le RDPC, parti au pouvoir, rejette tous les arguments qui soutiennent l'ouverture de la vacance, Me Christian Bomo Ntimbane revient sur le sujet avec encore plus d'arguments juridiques. Dans une tribune, l'avocat soutient que le Conseil constitutionnel peut juridiquement constater la vacance pour démission. La démission étant l'un des motifs constitutionnels d'ouverture de la vacance, l'homme de droit explique qu'elle se matérialise par l'abandon de poste sans raison légitime.
Là-dessus, la communication du Cabinet civil indique que le chef de l'État est en Europe pour un séjour privé différent d'un déplacement pour des raisons professionnelles ou d’affaires. En raison de l'absence prolongée à son poste de travail qui est Yaoundé de plus de 50 jours déjà, il peut être considéré comme démissionnaire, à l'instar des fonctionnaires suspectés d'avoir abandonné leurs postes. D'après l'avocat, le Conseil constitutionnel peut ainsi se baser sur l'absence injustifiée pour constater la vacance à la présidence de la République.
Dans son argumentaire, Christian Bomo Ntimbane invoque aussi le communiqué "laconique" du Cabinet civil qui ne permet pas d'indiquer le lieu exact où le président séjourne. Par conséquent, le juriste soutient que le chef de l'Etat ne travaille pas de manière officiel, remettant d'office en cause l'argument de la signature des décrets. Il est absent de son poste de travail officiel qui est Yaoundé.
Il est en séjour privé, motif qu'aucune loi ne prévoit pour justifier son absence. Pour ces motifs, le président exécutif du parti Héritage comme il se présente pense que le collège des sages peut constater la démission du président de la République. Ce point de vue de plus explore encore les possibilités par lesquelles la vacance peut être constatée à la présidence du fait de l'absence prolongée du président sur le territoire national.
Les textes n'étant pas clairs sur l'empêchement définitif prévu par …
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