© DRC'est sans doute la réaction la plus classe depuis l'annonce de la démission de Maurice Kamto. Dans une déclaration de deux pages rendue publique ce 09 septembre, la présidente nationale de l'Union démocratique du Cameroun, Patricia Tomaino Ndam Njoya, refuse de tomber dans le "commentaire facile" qui agite Facebook depuis 24h. "Ce n'est pas qu'une affaire du MRC" Pour l'UDC, l'erreur serait de croire que c'est un problème interne au MRC.
Le parti rappelle qu'il connaît, depuis plus de 30 ans, le prix de l'engagement et qu'il voit aujourd'hui une même mécanique se répéter : Des partis "fragilisés" par la "clochardisation", la "théorie de la carotte et du bâton", des dirigeants dont la légitimité est "constamment contestée", des militants sous "pressions et intimidations". La conséquence est que les leaders politiques passent plus de temps à défendre leur droit d'exister qu'à défendre leur projet pour le Cameroun. "Le champagne sabré pour des coups bas" L'UDC dénonce, sans le nommer, un climat où des victoires politiques sont célébrées dans des "salons feutrés où le champagne est sabré pour se réjouir des fourberies ou coups bas illégaux contre la démocratie".
Pour le parti, cette conception de la politique est dangereuse. Car selon lui, "un parti politique n'est pas un ennemi de l'État. Un opposant n'est pas un ennemi de la République." Au contraire, "contester un Régime en place depuis des décennies qui manifeste des signes alarmants de mal gouvernance est un acte de bravoure qui signifie Aimer le Cameroun." Le recadrage du pouvoir Le passage le plus direct s'adresse au régime de Yaoundé en présentant le sens de ce qui pourrait exprimer la hauteur du pouvoir.
D’après Tomaïno Ndam Noya, la grandeur du pouvoir ne se mesure pas au silence de ses adversaires, mais à sa capacité à accepter leur existence. Et ajoute que la force d'un État démocratique n'est pas d'avoir une opposition affaiblie, mais de pouvoir affronter une opposition forte "sans avoir peur de la démocratie". Un message qui tranche avec les réactions de Aimé Bonny ou Denis Emilien Atangana qui voyaient dans la démission une fuite.
Enfin, l'UDC a un mot pour les deux démissionnaires. Elle témoigne son "respect républicain" à Maurice Kamto et à Mamadou Mota, et lance aux militants du MRC : "Ne laissez pas les difficultés de la politi… © DREntre accusations de fuite, culte du chef et sacrifice pour le parti, plusieurs acteurs interviennent pour exprimer leurs positions à la suite de la démission du Pr Maurice Kamto à la présidence du Mouvement pour la renaissance du Cameroun.
24 heures après l'annonce de la démission du Pr Maurice Kamto de la tête du MRC, c'est une véritable bataille de récits qui s'est ouverte. Persécuté qui se sacrifie ou leader qui fuit la justice ? Culte du chef ou stratégie géniale ?
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